• C’est vrai qu’il est tard. Et bien que la Lune soit perchée en haut du ciel, je sais que tu ne dors pas. Tu commences une vie sombre et mystérieuse. Assise sur ton balcon les pieds dans le vide, défiant la gravité et provoquant une certaine faucheuse, tu ne veux plus penser à moi. Je t’appelle ce soir, pour te dire comment je me sens. Je vais te dire quelque chose que tu ne veux pas entendre. Ma voix, mes mots. Tu n’acceptes rien. Pardonne moi. Il y a une chose chez toi, c’est compliqué à expliquer. Cette sensation que tu me fais ressentir. Un frisson le long de mon dos, une apnée exaltante, une folle ivresse, une hyperactivité. Ton regard de glace réchauffe mon âme souillée. Ton amour me redonnait espoir. S’il faut être lâche, s’il faut être faible, s’il  faut mourir pour au moins ôter la tristesse collée à ton visage, alors je le serais. Je t’appelle ce soir pour te dire comment je me sens. C’est comme un vide inépuisable qui me prend toute mon énergie, qui m’use de désespoir. Je souffre de ne plus sentir mon cœur battre. Te dire à quel point c’est dur. Les cris désespérés coincés au fond de ma gorge, étouffés par les sanglots.

    Pour te dire comment je me sens, sans toi.

     


    4 commentaires
  •  

     

    « Je ne suis pas un psychopathe tu sais ? Je pense juste que tu es mon idéal.

     

    Aller, regarde toi, si frêle, fendant la foule matin et soir pour  mener à ta routine quotidienne. Je vois, moi, la tristesse sur ton visage. Je vois quand tes lèvres s’affaissent une fraction de seconde. Je vois bien que tu te caches.

     

    Et tes yeux bleus qui mentent. Pourtant je t’aime quand même. Malgré ton attirance contraire à la vérité. Tu entends ? Je t’aime. Et moi je suis capable de lire en toi car je ne suis que ton simple reflet. Un reflet sans éclat, sans ton charme. Un reflet qui ne te ressemble pas mais qui fait partie de toi. Dis toi simplement que je suis la part de mal qu’il peut y avoir dans ton corps courbé idéalement. Tu es l’élue et je suis ton double maléfique. Je causerai ta perte car je suis amoureux de toi. Quel paradoxe me diras tu. Aussi tu me diras, les larmes  aux yeux, que si je t’aime alors je ne dois pas nous séparer. Oh mais ma douce chérie. Je n’ai pas le choix. Tu comprends ? Tu pourrais être celle qui me procurera le plus de plaisir. Une sorte de jouissante infinie. Enfin juste le temps que tu te vides de ton sang. Juste qu’à ce que tes yeux ne me détestent plus. Car là, ta dernière pensée sera une reconnaissance envers moi. Je t’aurais libéré de la vie. Le plus beau cadeau que l’on puisse donner après celui de la vie. Et moi, je serais tellement fier d’avoir été celui. Celui qui t’auras offert ce présent. Jeune fille, n’aie pas peur de moi, car nous sommes fait pour être liés. Et rien ne pourra perturber notre destin. Je te le promets.

     

    Mes plus douces et sincères condoléances »,

     

     


    10 commentaires
  •  

    « Alors je mourrais. Car un jour il le faut, autant que cet infâme destin me déchire le cœur le plus vite possible. Je forcerais le destin comme on ne l’a jamais forcé et je serais celui qui a défié la mort. Celui qui a maîtrisé le temps. Car elle ne verra rien arriver. Mais avant cela je pendrais tous les obstacles qui on détruit le pont qui me menait à la paix. Toutes ces racines trompeuses, ces pavés traites, tout ce qui a pût un jour me faire tomber, tomberont. Et rien ne pourra m’arrêter. Je détruirais tout sur mon passage. Et quand bien même la drogue me jouera des tours, quand bien même mes yeux se dilateront à m’en arracher la pupille, je ne lâcherais rien. J’irais même rampant si l’on me coupait les jambes, j’irais même au prix de mon dernier souffle. Je ne partirais pas comme ça. Oh, non, Temps. Tu peux me craindre, toi aussi Monde. Je ne suis pas encore las. Je suis toujours debout. Et rien ne fera flancher ma motivation. Rien ne tuera mes ambitions. Je vous tuerais Obstacles, Monde, Temps. De mes mains je vous le promets je me vengerais. Assoiffé je vous viderais de votre sang s’il le faut. Je mangerais vos âmes, tout votre bonheur, toute votre vie, tout. »

     


    votre commentaire
  •  

    Je ne défends en rien notre monde. Il y a des actes qu'il me coûte d’énoncer, qui se produisent dans le monde, mais il y a des choses incroyablement positive. L’humain n’est pas fait pour réaliser telle ou telle chose. Il est juste fait pour marquer sa trace dans le temps. Et ainsi, que ce soit en bien ou en mal, il réussit. Chaque petite âme qui est passée par là a laissé sa petite empreinte à elle. Chaque être.

     

    Je réfléchis encore à comment, moi, je vais pouvoir le faire.

     

    ‘Personne ne s’était jamais occupé de lui. Il était enfant de la patrie. Patrie qui se moque bien de son futur, son présent est bien trop occupé à prendre soin de son passé. Il était le futur de la Patrie. Mais la Patrie n’a compris que trop tard que son devoir, sa préoccupation, était surtout le futur, car quand le futur deviendra la présent le passé ne pourra plus changer. Il n’avait jamais eu personne pour prendre soin de lui. Le plus dangereux pour une patrie est de négliger l’enfant perdu et seul. Mais la Patrie ne l’avait évidemment pas compris. La rancœur qui naît dans son pauvre cœur plus si innocent et naïf est plus mortelle qu’une bombe. Cette artillerie lourde explosera un jour détruisant des milliers de destins, et encore, la Patrie ne comprendra pas. Un jour toute les larmes de tristesses qui avaient inondé ses joues se transformeront en larmes de joies qui détruiront le monde.’

     


    8 commentaires
  •  

    Il était vivant. Ca oui, il l’était. Il le savait. Ce n’était pas un de ces détails que l’on ne remarque pas, comme un nouveau grain de beauté sur le coude, juste à l’endroit où il faut regarder dans un miroir pour l’apercevoir ou être incroyablement souple. Il n’était pas souple à ce point. Il le savait aussi. Il l’avait essayé de passer sa jambe derrière sa tête mais ça n’avait pas marché. Il était donc vivant. Bien vivant. Mais il n’appréciait pas sa vie. Pourtant à première vue, il n’était pas à plaindre. Après tout, il semblait heureux. Et il l’était, heureux, en quelque sorte. Il n’aimait juste pas la vie, en général. Pas sa vie. La vie.

     

    Il n’avait rien contre la vie en elle-même ni contre la sienne. Elle était correcte, souvent injuste, bonne puis mauvais, puis de nouveau bonne. Elle reflétait juste parfaitement bien l’humain. Sa vie. Mais lui il savait que tout ça ce n’était pas pour lui. Il ne voulait pas mourir, non, pas le moindre du monde. Mais, il voulait juste vivre à sa façon. Ce qu’il aimait c’était les séries relatant du Moyen age, ou tout du moins, avec les manières féodales. Il aimait ça. Leur bataille, les chevaliers, leur façon de résoudre les conflits, de tuer qui on veut. Il aimait ça. Il n’était pas violent. Il rêvait juste d’un autre monde. Il avait comme l’impression d’être né trop tard. Ou dans le mauvais espace-temps.

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique