• A comme A l'aide

    Je ne vous regarde pas. Vous n'en valez pas la peine. Je vous entends rire. Savez vous au moins pourquoi ? Savez vous au moins pourquoi vous jasez à mon sujet? Il y a-t-il une bonne raison ? Ma différence ? Oh oui, c'est hilarant. Mais moquez-vous de vous même car vous êtes différentes. Tous le monde est différent.

     

    Tout enfant est extrêmement joyeux lors des grandes vacances. Cette année-là, pas moi. Il faisait beau. Il faisait chaud. Et moi, je devais rester cloisonnée dans cette chambre, dans cette étage, lugubre et triste. L'endroit où l'on est censé guérir, mais ça ne m'aidais vraiment pas. J'en étais arrivée à un point où, toute ma vie je me battrais. Un point presque incurable. Un point qui me déprimais plus que jamais. Aucun contact. Aucune douceur de la vie, si il y en avait encore. Juste un gavage fréquent. Cette horrible sensation d'être entubée. Cette nourriture introduite de force dans mon organisme. Tout ce que je déteste mais qui est indispensable à ma survie. Quel paradoxe cette infamie.

     

    Je suis entourée d'homme et de femme en blanc. Je suis entourée de cas comme le mien mais aussi de jeunes suicidaires, de jeunes qui se scarifient. Je suis à l'étage le plus haut. Le plus proche de la fin. Celui où je peux toucher les étoiles. Où, je suis proche de la liberté, de la fin de mes souffrances. Mais aussi celui où je suis attachée à la Terre ferme. Si je suis ici, je ne pourrais sûrement pas les toucher, si scintillantes. Oh non, ils ne me laisseront pas faire. Mais je n'ai pas envie de mourir. Je veux laisser tout ce qui me pèse à cette étage. Je veux me battre avec les dernières forces qu'il me reste.

     

    Après deux longs mois, je suis vraiment en vacances. Mais seulement pour une semaine. Je reprends les cours, dans une nouvelle école. Je me force toujours à manger, c'est toujours un calvaire. Les gens me regardent toujours, je n'y fais presque plus attention. Je suis mal, je stresse, je suis toute seule. Je dois décompresser, je cours. Je cours encore et encore, jusqu'à tomber. Je n'ai toujours pas faim. Je risque à tout moment d'y retourner.

     


  • Commentaires

    1
    Samedi 1er Mars 2014 à 19:00

    ^^ j'aime beaucoup on comprends assez vite

    2
    Samedi 1er Mars 2014 à 20:04

    Bien écrit ! On comprend parfaitement qu'elle le sujet sans que tu les dise une seule fois, Bravo.

    3
    Dimanche 2 Mars 2014 à 14:51
    Ouah, quel talent...
    4
    Jeudi 6 Mars 2014 à 10:25

    je trouve ça très beau, mais je n'ai pas compris le thème du dernier texte...

    5
    Jeudi 6 Mars 2014 à 10:33
    L'effet viscieux de la maladie.
    6
    Jeudi 6 Mars 2014 à 10:48

    c'est à dire? je me demande quelle age tu peux avoirs pour écrire des textes aussi sérieux et compliqué

    7
    Jeudi 6 Mars 2014 à 10:57
    Peut etre moins que tu le penses.
    Eh bien on est jamais vraiment guerit de cette maladie. C'est comme un cercle viscieux. Car etant une maladie essentiellement psycologique un seul evenement perturbant peut tout faire recommencer.
    8
    Vendredi 7 Mars 2014 à 22:42

    C'est poignant, j'aime!

    L'anorexie: un monstre.

    9
    Vendredi 7 Mars 2014 à 22:43

    C'est poignant ? :')  #delirewtc

    10
    Vendredi 7 Mars 2014 à 22:44

    Poignant,touchant quoi!

    11
    Vendredi 7 Mars 2014 à 22:48

    Je sais ce que ce mot signifie :)

    12
    Vendredi 7 Mars 2014 à 22:49

    Tu es modeste je parie.

    13
    Vendredi 7 Mars 2014 à 22:55

    Absolument pas, mais j'y peux rien.

    14
    Samedi 8 Mars 2014 à 10:51
    15
    Samedi 8 Mars 2014 à 10:53
    16
    Samedi 8 Mars 2014 à 10:58

    Tss, laisse tomber on va dire que c'est un truc que j'emploie quand je ne sais pas quoi dire :')

    17
    Samedi 8 Mars 2014 à 11:01
    Aah je vois.
    18
    Dimanche 9 Mars 2014 à 20:38

    J'aime beaucoup, c'est vraiment jolie et bien écris, et puis ça se lit bien~

    19
    Lundi 10 Mars 2014 à 11:18
    Merci~
    20
    Jeudi 8 Mai 2014 à 22:38

    Cercle vicieux : les 2 mots qui définissent cette maladie et y en a pas d'autres pour moi. Et puis, c'est toujours pour la même raison qu'on est confronté à cette pourriture...

    21
    Jeudi 8 Mai 2014 à 22:46

    C'est vrai, oui.

    22
    Jeudi 3 Juillet 2014 à 18:53

    Merci. :)

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :